Techniques navigation

 La PAGAIE

2m10 ; elle est constituée d’une pale et d’un manche, pas d’olive contrairement à celle d’un canoéiste ,elle est faite en pin de Savoie, fabriquée par les Bateliers.

On pagaie en position debout, pour l’avant et l’arrière.

Nous pouvons pagayer ensemble du même coté, ce n’est pas gênant ; mais c’est plus confortable pour l’arrière d’avoir son équipier avant à l’opposé.

La première chose à faire c’est la propulsion :
action parallèle au bateau de l’avant vers l’arrière pour lui permettre d’avancer ; c’est l’arrière qui dirige la Barque, le redressement en col de cygne est utilisé depuis toujours, bien avant l’apparition des canoës dans les années 50-60.

Pour faire tourner la Barque, il existe :

l’écart qui est le revés en langage « vieux Batelier »
l’appel, coup de pagaie perpendiculaire à la Barque
l’appel débordé, emprunté aux canoës ; apparition en 1977 avec l’arrivée des Bateliers-Canoetistes

Quand il est possible de piquer au fond de la rivière, seulement si c’est des graviers ; on fait un appui solide au fond qui est plus efficace qu’une manœuvre sur l’eau fuyante .

 

La Ribédge :

Une autre technique existe avec la pagaie, c’est la ribédge.
La Barque passe prés des falaises. Les Bateliers pousse avec la pagaie sur la falaise.
On l’utilise surtout quand le vent est contraire.
Cela peut être un jeux.
Mais c’est un peu remuant pour les passagers.

 

La PERCHE ou LATTE :

La perche est un bâton de 4m de long, en noisetier.
Avec la perche on prend appui au fond de la rivière ; effort utilisé à son maximum.
Technique très efficace mais très difficile à maîtriser ;
Utilisée en basses eaux, vent fort.
Très utilisée par les pêcheurs.

 

Passage à la CORDE :

Par basses eaux, facilite le franchissement d’un rapide manquant de profondeur ou d’espace pour manœuvrer.

En « Gazant » :

Les Bateliers sautent de la Barque et marchent dans la rivière en tenant le bateau.
Utilisé en basses eaux pour éviter de perdre l’inertie de la Barque, jusqu’au 800Kg chargée.
Dans le passage des rapides si basses eaux et risque de calage ; c’est surtout le Batelier avant qui saute.

Le DEBARQUEMENT :

Dans certains cas franchissement des rapides à pied par la berge pour les clients ; il ne reste que les bateliers à bord :

par manque d’eau
pour la sécurité des passagers
pour protéger la Barque.

 

 Synthèse Alain Champetier, Batelier de l'Ardèche, Moniteur de canoé kayac

 


@ Bateliers de l'Ardèche